2014

La victoire pour Princen, un podium pour Loix !

143 équipages ont finalement pris part à la 31e édition du rallye de Wallonie, disputée ce week-end en région namuroise. Une épreuve animée comme jamais auparavant. A l’issue de plusieurs changements de leader et d’innombrables faits de course et retournements de situation, Kris Princen et Freddy Loix ont, tous deux, atteint leur objectif: la victoire pour un, un podium pour l’autre.

Pour des raisons très différentes, Kris Princen et Freddy Loix, deux des principaux protagonistes de ce 31e rallye de Wallonie ont décroché, ce week-end, un résultat presqu’inespéré…

Affichant clairement ses ambitions, le vainqueur de l’édition 1999 était au départ à Jambes pour la victoire. Comme au récent TAC rally, après un début de course un peu chaotique le samedi matin (25 secondes perdues suite à un tout droit puis un tête à queue), la Subaru WRC S12B a pris ensuite progressivement le large et, à la faveur de 6 meilleurs temps, pouvait entamer la journée de dimanche avec une vingtaine de secondes d’avance. Une formalité? Certes pas! Gêné par un riverain circulant dans le même sens que lui dans la spéciale n°16 d’Arbre, Princen sortait de la route et perdait près de 2 minutes. Si les interprétations des uns et des autres sur les circonstances pouvaient diverger, la direction de course prenait la décision d’appliquer un temps « normal » (identique à celui de Xavier Bouche) à Princen, ce qui lui permettait finalement d’imposer sa Subaru WRC – légèrement chiffonnée – pour la deuxième fois consécutivement après le TAC.

Il en rêvait au moins secrètement, il l’a fait: en hissant pour la première fois une S2000 sur le podium du rallye de Wallonie tout en menant la vie dure aux meilleures WRC jusqu’au bout et sans l’aide de la pluie, Freddy Loix a signé une performance de choix « Cette 3e place me fait évidemment bien plus plaisir que ma victoire de l’an passé. Car ce fut « big attack » depuis la première spéciale et nous n’avons pas fait de faute. Ce podium, il a fallu aller le chercher ! »

Il s’agit, en plus, du meilleur résultat possible dans l’optique du championnat… d’autant que son concurrent direct (dans la même classe RC2 cumulant points au général et à la classe, au contraire des WRC de la classe RC1), Cédric Cherain, a subi une crevaison ce dimanche matin, le contraignant à se contenter de la 7e place au volant de sa Fiesta R5.

La majorité des autres candidats aux avant-postes ont également, connu leur lot d’ennuis à un point tel que seuls, trois d’entre eux, ont terminé en ordre utile: le Néerlandais Bob De Jong (rééditant son résultat de l’an passé, 4e) et Chris Van Woensel (au volant de la doyenne des voitures de pointe) ont, visiblement, connu une épreuve sans réels soucis, ce qui leur a permis de compléter joliment le top 5 devant David Bonjean, longtemps peu à l’aise au volant de sa Citroën Xsara WRC.

Et si Philippe Stéveny terminait au-delà du top10, regrettant surtout d’avoir dû faire l’entretien de sa Citroën C4 WRC durant l’épreuve (turbo, radiateur, démarreur…), tous les autres ont renoncé à l’exception de Jourdan Serderidis (Fiesta R5) au niveau des meilleures… R2. Très tôt comme les Bataves Edwin Schilt (Subaru S14 WRC, mécanique) et Hermen Kobus (Fiesta S2000, moteur), Sébastien Sturbois (Toyota Corolla WRC, boîte de vitesses, reparti en super-rallye ce dimanche) et Anthony Martin (Skoda Fabia WRC, mise hors course pour retard excédentaire suite à une intervention mécanique) ou ce dimanche pour Melissa Debackere (retardée par un set up inadapté sur sa Peugeot 207 S2000 avant d’être trahie par la mécanique) et Benoît Allart, retardé dès le vendredi soir (un tour de trop à la Citadelle) puis samedi (pénalité suite au remplacement de l’embrayage) avant de sortir pour le compte ce dimanche mais dont on retiendra surtout les 5 meilleurs temps signés au plus fort de la bagarre… générale. L’homme de la manche, c’est lui !

Le top 10 est complété par les deux premières deux roues motrices, Patrick Snijers ayant, pour une fois, connu une épreuve sans soucis au volant de sa BMW 130i (8e général, 1er en NCM) et Francis Lejeune, vainqueur isolé en GT avec sa Porsche 997 GT3, ces deux-là étant séparés par Olivier Collard et sa Mitsubishi Evo10 inscrite dans la même classe RC1 que les WRC et qui doit regretter les 40 secondes perdues dans une crevaison, soit l’écart qui le sépare de Snijers… Les deux autres Mitsubishi de la classe RC2 remportent leur catégorie avec Eric Cunin (R4) et Guillaume De Ridder (N4).

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